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Archive for the ‘Presse’ Category

Presse féminine : confrère en pleine (R)évolution

Avec le succès de l’internet qui permet un accès gratuit, varié et quasi illimité à l’information, la presse papier connaît de grandes difficultés, cela n’est pas nouveau me direz-vous.

Cependant, dans un article daté du 25 Mars, Stratégies indique que la presse féminine affiche une baisse en 2009 (-2%) moindre qu’en à 2008 (-3.2%) : des résultats jugés encourageants par le magazine.

Le segment des féminins est en pleine recomposition : offre, concept, prix, tout change. De nombreux sont apparus récemment et réussissent à se faire une place à côté des sacro saints ELLE, Marie Claire et autres Glamour.

Il y a eu tout d’abord Grazia, du groupe italien Mondadori, sorti en Août dernier. Dans des propos rapportés par Cosmetiquemag du mois de Mars, Leila Berrached, chargée d’études à l’institut de veille de L’Argus de la presse indique que « Grazia est une marque qui cherche à tisser une relation avec les consommatrices au même titre qu’un blush ou un mascara ». Plus qu’un magazine, le groupe Mondadori a cherché à créer une complicité avec ses lectrices grâce à un site internet et une application iPhone. Grazia a été perçu comme un concurrent sérieux dès son lancement puisque l’historique ELLE a réagi en baissant son prix à 2€ ; bonne stratégie car s’en est suivi une augmentation de ses ventes.

Mais le groupe Lagardère, qui détient ELLE, ne s’est pas contenté de baisser le prix de son titre phare : il a répliqué sérieusement en lançant le 19 mars dernier un hebdomadaire communautaire, Be dont les piliers sont les classiques news, mode, beauté, psycho/sexo, mais avec un positionnement unique. « Avec Be, nous lançons une marque ‘’média globale’’ », a déclaré Didier Quillot, président de Lagardère Active, précisant que Be sera décliné « à 360 degrés […] utilisant ainsi la toute puissance des médias réunis du groupe Lagardère ». Ainsi Be se décline avec un magazine hebdomadaire, un site be.com où les lectrices sont encouragées à participer à la communauté Be et qui propose une boutique en ligne, une application pour smartphones et enfin une présence à la télé sur June (ex Filles TV) et à la radio sur Virgin. La cible du concept Be est la now génétation qui veut tout, tout de suite, constituée de grandes acheteuses de vêtements qui aiment changer de style et dont une sur deux fait partie d’un réseau en ligne type Facebook. L’objectif est de créer une communauté de jeunes femmes, les « Bees » à la fois lectrices du magazine, actives sur le web via le site be.com et sa déclinaison communautaire, et consommatrices grâce au e-commerce.

Enfin, Marie Claire n’est pas en reste puisque le groupe a lancé Envy un peu avant la sortie de Be. Adaptation du magazine anglais Look, ce nouveau titre se concentre sur la mode et les peoples.

Finalement, la concurrence du net et l’apparition de nouveaux magazines dans les kiosques a redonné du souffle à la presse féminine, qui s’active pour renouveler ses formules, « ciblant plus des façons de vivres que des catégories socio professionnelles ou une tranche d’âge », comme l’évoquait Sophie Renaud, directrice du pôle expertise presse de l’agence médias Carat, dans des propos recueillis par Cosmetiquemag. Pour elle, « les lancements ont dynamisé le secteur entier. Les éditeurs innovent en termes de baisse de prix, d’offres d’abonnements. Les annonceurs ont accès à de nouveaux contextes et de nouveaux formats. Les lecteurs retournent en kiosque et redécouvrent la concurrence. C’est positif pour tout le monde ». On notera une tendance chez les annonceurs de ces magazines, ce sont en majorité des marques haut de gamme mode et beauté: dans Grazia par exemple, 68% des annonceurs le sont. Autant de sources d’infos pour Cosmetosphere…

Tops sans fards, 2ème épisode de la saga ELLE sans maquillage ni retouche

Pour la 2ème année consécutive, l’hebdo ELLE reprend la série des « sans fards », photographies en noir & blanc d’icônes de la beauté, sans maquillage ni Photoshop, sublimées par l’objectif du célèbre photographe Peter Lindberg.

Voilà un an, le numéro « stars sans fards », qui présentait des actrices telles Monica Belluci, Sophie Marceau ou Charlotte Rampling lançait le mouvement. Sophie Marceau y était d’ailleurs bluffante.

L’initiative avait été reprise par la version espagnole du magazine. Un an après, dans son n° du 9 Avril, ELLE s’attache cette fois-ci aux tops : Claudia Shiffer, Shallom Harlow, Amber Valleta, Helena Christensen, Tatjana Patitz, Cindy Crawford et Nadja Auerman, tops des années 90, se sont prêtées au jeu.

Pourtant, ces femmes peuvent paraître les moins naturelles qui soient : maquillées, coiffées, retouchées, elles incarnent une beauté presque surnaturelle.

Mise à nues, sans artifice ni l’intervention lissante de Photoshop, elles restent encore belles et nous rappellent qu’une belle femme n’est pas une femme superficielle. Ces images –bien qu’en noir & blanc, ce qui cache les défauts bien entendu- peuvent redonner confiance. Belles au naturel, ces tops nous révèlent quand même rides et poches sous les yeux, montrant ainsi que les signes de l’âge de sont pas réservé à madame tout le monde.

Dans son numéro précédent, « spécial rondes », ELLE mettait à l’honneur les formes, pour rappeler que la beauté n’est pas question de taille, en nous présentant une sublime et glamourissime top taille 48.

Bravo à ELLE, car si les photos mode et beauté des magazines féminins peuvent être source de complexes, cette démarche de présenter des femmes plus proches de la réalité est louable. Dommage qu’il faille parler d’un numéro « spécial » pour présenter quelque chose de normal : des femmes qui sont nées sans maquillage ni Photoshop et qui sont belles en 36 comme en 48…