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Archive for the ‘Grande distribution’ Category

Du nouveau au rayon beauté chez Monoprix

Ça va bouger chez Monoprix du côté de la parfumerie. L’enseigne a annoncé le lancement de 3 nouveaux concepts pour 2010 : le maquillage, la parapharmacie et un nouveau rayon produits de grande consommation. Plus que l’implantation de ces trois concepts on peut y voir une nouvelle façon de penser le point de vente, très en vogue et qui donne ses lettres de noblesse au merchandising.

Le maquillage représente l’une des forces de Monoprix et c’est le premier segment dont le concept a été finalisé. Le rayon pilote se trouve au magasin des Ternes à Paris mais trente autres sont en cours. Ils ont été pensé pour donner le plus d’informations possible à la cliente en l’absence de la conseillère, grâce à un écran plasma notamment. La couleur dominante est le blanc avec quelques éléments noirs.

Pour le deuxième concept, celui de la parapharmacie, la dominante sera le gris, en rupture avec les traditionnels vert et blanc qui caractérisent l’univers médical. Ce deuxième concept a un pilote aux Ternes mais la première version définitive sera visible au magasin de La Défense à la fin du mois. Cet espace bénéficiera de la présence d’un docteur en pharmacie. Enfin, dernier concept, c’est celui des produits de grande consommation hygiène-beauté avec une première implantation qui sera réalisée à Paris St Augustin. Monoprix perçoit les produits de ce segment de façon globale (alors qu’en grande surface l’hygiène et la beauté sont séparés) et proposera donc une catégorisation des produits ainsi qu’un éclairage adapté qui guidera la cliente.

Au niveau de l’offre produits, quelques nouveautés chez Monoprix comme les capillaires Jean-Marc Maniatis une marque vendue au catalogue du Club des Créateurs de Beauté (avec qui d’ailleurs l’enseigne avait déjà établi un partenariat en référençant agnès b. quelques temps). La marque de maquillage maison, Miss Helen en cours de reformulation et de repack, sera en magasins en Mai. Elle constituera l’un des piliers du rayon maquillage avec son très bon rapport qualité/prix.

La réflexion menée par Monoprix s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle qui est de penser le merchandising comme un outil qui favorise la vente et la fidélisation client, parce qu’on lui aura vendu le produit le plus adapté à ses besoins. Avant, il était considéré comme générant plus de coûts que de bénéfices comme l’indique l’article sur le métier de merchandiser publié dans cosmetiquemag d’avril. La crise aidant, les industriels et les enseignes se penchent de plus en plus sur la question. L’une des stratégies annoncées de L’Oréal face à la crise était de maintenir voire d’augmenter le niveau d’investissement publicitaires. Mais comme l’indique Florence Tesseron, présidente de Global strategy merchandising association, le merchandiser « doit savoir gérer les espaces – flux de circulation dans une boutique, tendances couleur, techniques d’éclairage…- connaître les comportements d’achat, mais aussi […] quantifier les produits sur le point de vente ». Alors bien que la communication par les médias aide à la notoriété d’un produit ou d’une marque, nous pouvons être convaincus que la communication sur le lieu de vente a un rôle crucial… et surtout elle est beaucoup chère !

D’après l’interview de Pascale Cartier, directrice de la parfumerie Monoprix, Monoprix, l’année des concepts, Cosmétique hebdo  22 mars 2010 (N°445)

Et l’article Le merchandiser gagne à être reconnu, cosmetiquemag d’avril (N°107)

Les déodorants, arme anti-crise des géants de la cosmétique?

La crise a conduit les grands groupes de cosmétiques à revoir leur offre, en proposant des produits plus accessibles.

Crédit photo : Garnier

En effet, aujourd’hui leur croissance est assurée en grande partie par les pays émergents. L’Oréal par exemple a observé en 2009 un retrait de -4,7% du marché européen et une faible progression de +1,7 aux Etats-Unis, tandis que les « nouveaux marchés » affichaient +3,4%. C’est sans surprise la Chine qui tire les ventes.

Alors face à un pouvoir d’achat en baisse et pour conquérir ces pays émergeants les L’Oréal, Unilever ou autres Proter & Gamble misent sur des produits abordables.  Une recette qui fonctionne semble-t-il, déjà bien approuvée par le Petit Marseillais avec ses produits plaisirs, vraiment pas chers et tout de même efficaces. La marque connaît un réel succès en grande surface. Elle a d’ailleurs été récompensée par le prix d’Excellence de la beauté 2010 décerné par Marie Claire.

C’est ainsi que Garnier vient de commercialiser une gamme de déodorants appelée Mineral, comportant 14 références. L’actif principal, la minéralite est d’origine volcanique. Elle a été choisie pour ses capacités d’absorption de l’eau (3,5 fois son poids), sa vitesse de séchage, son toucher sec non collant en présence d’eau et parce qu’elle ne perturbe pas l’évaporation de la sueur. La gamme est sans paraben ni alcool et il y en a pour tous les goûts : pour les peaux sensibles, pour les peaux épilées, anti-traces blanches, sans sel d’aluminium, en bille ou atomiseurs aux alentours de 3,50€. Cela permet à la marque de proposer un produit vraiment pas cher et de pénétrer un marché encore nouveau pour le groupe L’Oréal, à qui elle appartient.

Sur un segment des déodorants déjà bien occupé par des marques comme Nivea, Bourjois ou Dove la gamme Mineral devra profiter pleinement de la notoriété de Garnier et de son image d’efficacité à prix abordable pour se faire une place.

Crédit photo : Garnier

Bodyshop, automatic shop

Bodyshop se lance aux Etats-Unis dans la distribution automatique de ses produits en partenariat avec ZoomSystems leader mondial de ce type de solutions.

La now génération ne s’arrête plus. Elle veut obtenir ce qu’elle veut, tout de suite, quelque soit l’endroit. On pouvait déjà manger et boire quand on le voulait grâce aux distributeurs automatiques présents jusque sur les quais de métros.  On peut aussi –enfin si l’on habite aux US- assouvir une envie d’acheter une crème, ou un gel douche. Cela grâce au partenariat  que The Body Shop vient d’annoncer avec le leader mondial de la distribution automatique : ZoomSystems.

L’idée est d’apporter les produits de soins et de bains de la marque, composés d’ingrédients naturels,  dans des lieux accessibles et pratiques à travers les Etats-Unis. On pourra rencontrer ces distributeurs dans les aéroports, les centres commerciaux, mais aussi au sein d’enseignes de supermarchés.

En fait, les deux partenaires comptent sur les clients fidèles aux produits de beauté naturels, quelque peu mythiques de la marque, pour assoir leur succès, comme l’a évoqué Gower Smith, le PDG de ZoomSystems. Du côté de The Body Shop, Al Montalvo Directeur des Nouvelles ventes et chaînes émergentes  y voit une opportunité de répondre aux attentes de ces consommateurs de manière innovante.

Les Parisiens ont déjà pu observer une initiative de ce genre dans les stations de métro de La Défense, Charles de Gaulle-Etoile, Miromesnil et Montparnasse, du 7 au 20 Février 2010. Sephora et Calvin Klein avaient proposé une vente automatique du parfum CK One : 15ml pour 10€ via des machines également réalisées par ZoomSystems. Cette vente n’est pas vraiment comparable à celle des distributeurs TheBody Shop. Ephémère, limitée à quelques lieux, elle s’est accompagnée d’animatrices en charge de faire tester les produits et de proposer à tout acheteur la possibilité de retirer un cadeau en magasin Sephora. Si cette dernière action est restée très événementielle –à l’occasion dela St Valentin-, Sephora teste ce type de machine aux Etats-Unis au sein des magasins de son partenaire JC Penney.

Peut-être qu’en France nous pourrons dans quelques temps hésiter entre un Kinder Bueno ou un mascara, tout en attendant le métro…La beauté contre l’obésité ?

Sanex crée le buzz avec ses gels douche 0%

S’inspirant du principe du « pollueur-payeur », Sanex du groupe Sara Lee a créé le concept de « pollueur-nettoyeur ».

En lançant sa gamme 0% en 2009, la marque répondait aux inquiétudes des consommateurs concernant l’effet de certains composants chimiques contenus dans les cosmétiques, avec en tête les parabènes (utilisés comme conservateurs), à qui l’on reprocherait une action potentielle sur la fertilité ou la favorisation du cancer du sein. Sanex 0% propose donc des gels douches sans paraben, ni phtalate, ni colorant, ni phénoxyéthinol.

Mais la marque est allée plus loin : en réaction aux accusations faites aux industriels quant à l’impact de l’industrie sur l’environnement et pour affirmer un positionnement d’entreprise responsable, elle a lancé en collaboration avec la Surf Rider Foundation l’opération « 1gel douche Sanex 0% acheté égal 1m² de rivage nettoyé ».

La bonne idée de la marque, c’est d’avoir relayé le tout sur le net, via le site www.sanexzero.fr , qui lui permet de jouer plusieurs coups à la fois.

Le site renseigne les consommateurs sur les produits, l’opération (avec un compteur qui suit le nombre de m² nettoyés) et propose une offre promo. Mais il crée surtout le buzz en proposant à l’internaute de relayer l’info à tous ses contacts via tous les moyens viraux et communautaires : Facebook, Twitter, Messenger,etc…Le parrainage est suivi via la création d’un identifiant personnel pour chaque url transmise. Ainsi lorsqu’un ami parrainé se rend sur le site, son parrain reçoit 1 point. Les meilleurs « influenceurs » seront récompensés par des lots écolos tels que croisières bio, des chargeurs éoliens ou encore des horloges à eau..

L’opération semble en très bonne voie : elle dépasse aujourd’hui largement le million de m² de rivage nettoyé. On ne peut que saluer cette belle initiative qui « utilise du gel douche pour laver les littoraux ». Cela ne résoudra pas bien sûr la négligence humaine mais permet une nouvelle prise de conscience en termes de développement durable.

Avec cette opération, la marque Sanex, positionnée comme l’expert dermatologique en GMS s’inscrit parfaitement dans la tendance :

Responsable, elle tient compte des problématiques de développement durable. Moderne elle utilise une forme de communication – le net et en particulier le buzz- qui bouscule les grands médias traditionnels tels la TV ou la presse encore fortement plébiscités par les grands groupes industriels.

Ce type de communication n’est pas à négliger car moins coûteux que les médias classiques , il peut se révéler bien plus rentable. Et les grandes marques s’y tournent peu à peu…

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